18 et 19 décembre 2004 : BLOOD donne un concert à Lille.
How to emmener le groupe BLOOD de l’aéroport de Roissy CDG à la salle de concert de Lille.
Tout commença par une froide, mais pas trop moche, journée d’hiver. Il était encore tôt, 5h30, Sora ne dormait plus, c’est dur de dormir quand on stresse, mais le réveil était programmé à 7h. J’attendais donc patiemment en serrant Toshiya (mon nounours blanc que j’avais emmené avec moi parce que je peux pas dormir sans nounours).
Puis le réveil sonna. Je me levais. Et j’allais voir si Émilie, chez qui je dormais était réveillée. Et il sembla que oui, j’entrais donc dans sa chambre. Et essayais de rassembler mes affaires pour m’habiller.
Je vais vous épargner les préparatifs de deux filles devant s’habiller, se maquiller et se coiffer, en se faisant aider par deux autres, dont une à trois quart endormie. Donc reprenons un peu plus tard : dans le RER. Sora et Émilie chantaient 「Vanilla」 de Waive, traumatisant au passage les autres usagers du RER. Vers 10h nous arrivions à Roissy terminal 1, maintenant il faut nous fallait trouver à quel terminal le groupe devait arriver. Nous partîmes donc à la recherche des écrans indiquant les arrivées. Et nous le trouvâmes : Terminal 2. Il fallut ensuite prendre la navette. Arrivées au terminal 2, nous attendîmes patiemment l’arrivée du vol. Et quand enfin il arriva, nous nous ruâmes (enfin surtout moi) vers la porte de sortie du terminal pour récupérer nos japonais avant qu’ils n’aient même que l’idée de se perdre. Et nous attendîmes une bonne demi heure, Émilie appuyée à une barrière et moi assise sur ma valise, car, d’après les personnes sortant, il y avait des problèmes avec les bagages, la « machine » délivrait 5 valise à la minute ce qui n’est pas beaucoup... Mais ils finirent par sortir, et je sortais un « Kiwamu ! » en voyant un japonais avec plein de valises, et non c’était Kaede, pas grave c’était presque ça. Maintenant que nous avions tout le monde, il fallait trouver le chemin de la gare. Émilie s’était renseignée avant, il fallait prendre l’ascenseur 20. Mais Sora ne sait pas compter et donc se trompa d’ascenseur, mais nous nous en étions rendu compte avant de le prendre (ce qui me valut un « baka ! » de la part de Kiwamu, et leur a permis de faire une pause boisson).
La gare SNCF fut atteinte sans trop de perte... Mais le plus dur nous attendait ! Affronter le plantage de la base de donnée de la SNCF, les distributeurs automatiques ne fonctionnaient plus et les guichets étaient bondés. Une seule solution s’offrait à nous : faire la queue ! Et nous la fîmes.
L’heure passée dans le train fut une des plus calme du week-end, sauf pour mon nounours, le pauvre a faillit se faire étrangler par les chaînes que Fu~Ki porte à la ceinture, brûler par la cigarette de Kaede et égorgé par Kiwamu. Puis le train arriva en gare, nous récupérâmes les valises et descendîmes sur le quai. Où nous trouvâmes Yusuke et Mio, mais pas de taxi ! Il fallait prendre une décision, faire appeler un taxi que Mounia, présidente de l’association Yumemi et organisatrice (désastreuse) du concert, ne nous rembourserais pas, ou prendre le métro. Nous choisîmes donc la seconde. Encore une magnifique aventure que nous vécûmes. Et non point la dernière, malheureusement. Imaginez, un métro aux heures de semi pointe, un samedi pendant les vacances de noël, avec une dizaine d’énormes valises très lourdes, plus une guitare et une basse. Bah ce n’est pas vraiment une partie de plaisir, loin de là ! Mais nous survécûmes, encore une fois sans trop de pertes. Et arrivâmes à la station de métro à côté de la salle. Mais là il nous fallut appeler au secours SUPER MANA, qu’il vienne nous chercher, car nous ne savions pas où se trouvait ladite salle.
How to organiser un concert qui aurait du l’être mais ne l’est pas.
Notre petite troupe arriva donc au 「Snooker Palace Café」 où elle déposa ses bagage dans un coin et partit en quête de la « présidente » (elle n’a de présidente que le titre) de l’Association Yumemi, organisatrice du festival et maintenant du concert, pour discuter d’un problème important : le groupe n’avait pas reçut le virement devant payer leurs billets d’avion. Kiwamu s’énervait au fur et à mesure que ladite présidente tardait. Puis elle finit par arriver, toute fière, sans remords ni inquiétudes, elle était pourtant au courrant que le groupe n’avait pas reçut l’argent et que Kiwamu était passablement énervé contre elle. S’en suivit un longue conversation quadrilingue (français, anglais, japonais et une langue que seule l’organisatrice connaît). La tension était palpable et loin de se démonter, mademoiselle semblait s’amuser à faire enrager Kiwamu, qui en tant que leader du groupe, menait les opérations aidé de Mio, elle aide le groupe à chacun de leurs concerts en France, et de moi-même. J’ai du par trois fois le faire rasseoir sur sa chaise de peur qu’il ne tue l’organisatrice.
La discussion se termina par la remise de 580€ sur les 2000€ prévus par le contrat qui ne fut signé par l’organisatrice qu’avant cette remise, alors qu’elle l’avait reçut depuis au moins 2 semaines, et par la signature d’un aval certifiant le transfert de cet argent.
Le plus dur étant passé, nous commençâmes à ranger les affaire du groupe dans les vestiaires : la consigne, généreusement mise à notre disposition par le bar.
Pendant que les autres groupes et leur staff se préparaient, et préparaient la scène, un cri retenti des coulisses... Oui, Kiwamu n’ayant pas pu se défouler sur la raison de son énervement avait poussé un cri, que dis-je un rugissement de colère ! Mais heureusement il n’avait rien cassé.
Jusqu’à ce qu’ils montent sur scènes, les membres du groupes restèrent dans cette petite pièce sombre, et n’en sortir que pour aller se débarbouiller et maquiller dans les toilettes, sous la surveillance de Yusuke, et nan même en payant on ne pouvait pas mater ! Je vais maintenant révéler ce que tout le monde attend de ce report : la couleur des sous-vêtements des membres du groupe. Chacun se souvient que lors de leur dernier live en France, le 12 septembre 2004 à la Boule Noire, Kiwamu portait des caleçons jaunes foncés avec des dessins, Kaede des rouges et noirs à rayures et Fu~Ki des caleçons moulants noirs. Et bien cette fois si Kaede avait opté pour de l’uni rouge et Kiwamu pour du noir ; je n’ai pas pu voir ceux de Fu~Ki et je m’en excuse.
Laissant les garçons à leurs préparation, autant mentale que physique. J’aidais Mio à transporter, installer et vendre les produits publicitaires et les CDs du groupe. De la dizaine de brassards apportés des coulisses pour être vendu, seul un que j’avais mis de côté restait dix minutes après le début de la vente. Les CDs se sont également vendu à une vitesse folle, et en fin de soirée, il ne restait plus aucun flyer. Puis un évènement tragique survint... Le lecteur DVD ne fonctionnait pas ! Le problème étant que BLOOD avait besoin de ce lecteur pour diffuser ses images d’arrière plan. Bérengère se proposa donc pour aller chez elle et rapporter le lecteur DVD de son salon, comme elle ne voulait pas y aller seule, habillée en Gothic lolita de nuit en ville ce n’est pas très sûr, je l’accompagnais, ce qui me permis de m’abstraire quelque temps de la tension de la salle. Nous partîmes donc et revînmes en temps avec le lecteur DVD et le copain de Bérengère (merci de m’avoir prêté ta veste sur le chemin du retour ^__^). Il ne restait plus qu’à l’installer, mais nous laissâmes cette tâche au staff technique (oui j’y connais rien, et ?).
How to prendre des photos juchée sur un tabouret d'un mètre 20 en robe longue, très longue, avec des talons et sans se péter la gue***.
Le matériel était rassemblé et la foule impatiente, je partis donc chercher les membres du groupe qui achevaient de se maquiller. A l’annonce du début imminent de leur concert, ils se saisirent de leurs instruments et se dirigèrent vers l’estrade. Seulement, nous avions négligé un petit détail, moi en tout cas, car eux devaient le savoir. La balance n’avait pas été faite et les instruments n’étaient pas accordés. Il fallut donc le faire, et ils le firent. Après une bonne demi heure, heure donnée plus qu’approximativement en raison du manquement au regard de ma montre durant la soirée, ils purent commencer le concert. Et la magie opéra instantanément. Le stresse accumulé dans la journée avait besoin d’être libéré, et ils s’en débarrassèrent sûr scène. Le show fut magnifique ! Les BLOOD se sont lâchés sur scène pour le plus grand plaisir de leurs fans. Kaede souriait plus que de coutume, mais comme à son habitude, il ne se laissa pratiquement pas toucher malgré l’étroitesse de la scène. Kiwamu nous fit son habituel spectacle de cracheur de sang et de vampire. Quant à sa proie désignée, Fu~ki, qui passa la plus grande partie de la soirée avec la marque du rouge à lèvre de Kiwamu sur le cou, il fut parfait, ou peu s’en faut, entre chant, danses, sourires et clins d’œil, il trouva le temps de jouer à « j’te pari que je repère ton appareil photo avant que tu prenne la photo ».
Et Sora pendant ce temps, elle jouait les alpinistes de tabouret de bar pour pouvoir prendre des photos sous des plans différents, en se faisant, au passage, gronder par les fans peu amateur de foule qui profitaient du spectacle sur les hauteurs d’une terrasse, elle aussi de bar, un verre à la main, et n’appréciant pas d’avoir une elfe aux oreilles rondes leurs cachant la vue. Pour ce qui est du concert en lui-même, je vous laisse découvrir le report de Mana59, très bien fait2, et surtout plus complet que le mien, du moins en ce qui concerne le live.
How to trouver une chambre pour quatre personnes à trois heures du matin.
Le concert terminé, le but du jeu fut de plier les valises au plus vite en disant des « Hayate ! Hayate ! » à Kaede qui tenait absolument à plier sa robe dans le sens du tissus et en suivant les coutures attention faut pas la froisser, pendant que la directrice du café nous enguirlandaient1. Car, oui, nous étions sensés quitter les lieux à 23h, et il était 23h30, ce coup ci j’ai regardé ma montre. Les costumes empaquetés, les goods non vendus remballés, le matériel rangé et le check out effectué, nous nous retrouvâmes donc dans la rue, devant le café, à attendre qu’une voiture nous emmène à l’hôtel, que personne ne savait où trouver.
Là Yusuke nous annonça qu’il nous quittait, il devait retourner à Paris par le train de 23h je sais plus combien.
Et nous, nous attendîmes.
Et nous attendions encore quand Rena et son amie, qui venaient d’Allemagne pour aider le groupe, après avoir été parler à Mounia pour se renseigner sur l’adresse de leur hôtel, qu’elle était supposée réserver, et qu’elles vinrent nous annoncer qu’aucune chambre ne leur avait été réservée. Mais elles nous rassurèrent en nous disant qu’elles allaient trouver une solution. Elles allèrent dormir chez des amis français.
Et nous, nous attendions.
Puis une voiture arriva ! C’était Stéphanie, préposée, avec sa sœur au transport des musiciens, mais ne sachant pas où quand et comment. Nous chargeâmes donc le matériel dans sa voiture, et ce faisant, Bérengère, à qui j’avais demandé plus tôt dans la soirée, s’il était possible qu’elle aide pour la logistique, arriva. Et dans sa petite voiture nous ûmes la fierté de faire rentrer 2 grosses valises !
Mais nous attendions toujours une troisième voiture, car bien que nous ayons casé tout le matériel, il nous manquait toujours la place pour 6 personnes. Oh excusez-moi, 7, Yusuke étant revenu entre tant, et ayant raté son train2. Puis Kaede disparut en compagnie de Moi à la recherche de nourriture et de boisson, ils trouvèrent un vendeur de kebabs et s’y réchauffèrent en attendant leur commande. Pendant ce temps, gelant sur places, Kiwamu et Fu~ki demandèrent à s’installer dans la voiture de Stéphanie, bien qu’une seule place assise, en plus de celle de la conductrice, resta. Fu~ki prit donc la place du mort et Kiwamu se contorsionna pour monter à l’arrière et se mettre sur les valises.
Et enfin Angélique, la sœur jumelle de Stéphanie arriva, après s’être quelque peu perdue dans Lille4, j’allai donc chercher Kaede et ses kebabs, et nous prîmes le chemin, approximatif, de l’hôtel. Dans la voiture le jeune homme assis à côté de moi souriait en visionnant les photos de sa sœur que j’avais prises durant le concert. Nous discutâmes également des différences entre la France et le Japon concernant les téléphones portables, les forfaits et l’envoie d’e-mail.
Arrivé à l’hôtel, possédant un chemin accès fort bien caché, nous débarquâmes tout le matériel. Et munis de la confirmation de réservation de la chambre, nous allâmes réclamer les clés et demander s’il y avait d’autres chambres de libres. Mais l’hôtel était complet, et malgré les suppliques, le réceptionniste refusa qu’on partage une chambre de trois à sept, ou que quatre d’entre-nous squattent son hall. Il accepta cependant de nous trouver un autre hôtel. Et la encore la tâche ne fut pas facile. Nombres d’hôtels étaient complets. Heureusement, le dernier de sa liste pouvait nous accueillir. Nous appelâmes donc un taxi pour nous y rendre.
Nous y arrivâmes à 2h30 du matin, nous étions tous, Moi, Yusuke, le vendeur et moi, morts de fatigues et affamés, nos clés en poches, nous déposâmes nos affaires dans nos chambres et nous retrouvâmes dans la chambre des garçons pour partager les kebabs si gentiment achetés par Kaede. Le kebab n’est pas mon plat préféré, mais à 2h30, quand on a rien mangé de la journée, c’est délicieux. Une fois le kebab avalé, nous allâmes nous coucher, en sachant que la nuit serait bien trop courte. Je mis mon réveil à sonné à 5h, et sombrais dans le someil.
How to se reposer un peu.
Le réveil sonna. D'un geste mécanique1 je l'éteignis et me redressai dans mon lit, la tête das le vague. Mio aussi était réveillée. Je pris ma douche la première pendant qu'elle achevait son réveil. Nous fûmes rapidement prètes et sortîmes prendre l'ascenseur, dans le couloir nous rejoignîmes les garçons aussi réveillés que nous.
Nous allâmes rendre les clés des chambres. Ce faisant, je reçut un appel de Stéphanie, elle ne trouvait pas le chemin de notre hotel. La décision fut prise qu'elle emmènerait le groupe à la gare et que nous prendrions un taxi. Le réceptioniste se chargea donc de nous en appeler un. C'était sans compter sur le fait qu'à cinq heures du matin, beaucoup dorment encore ! Il finit par en trouver un. Pendant ce temps nous désespérions d'arriver à l'heure pour prendre le train. Mais le taxi arriva et nous assura que nous serions à l'heure pour le départ. Et il tint promesse. Moi et Yusuke n'ont, eux, pas pu prendre le train car il devaient acheter leur billets, mais le départ se fit sans problème.
Je montais donc dans le train et m'affalai sur le siège à côté de Kiwamu, et somnolai avec les autres, avachie sur l'épaule de mon voisin.
Arrivés à Roissy, nous fîmes enregistrer les bagages et le groupe prit son avion, non sans dire au revoir à sa traductrice.